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La Fédération Africaine des Journalistes (FAJ) a salué aujourd’hui la libération de Mimi Mefo Takambou, journaliste à Equinoxe Radiotélévision, et a appelé les autorités du Cameroun à mettre fin définitivement aux harcèlements des journalistes.

Mimi Mefo, journaliste, présentatrice, rédactrice en chef adjointe du service anglais de Equinoxe TV et Radio, avait été convoquée par la gendarmerie le 7 novembre 2018 à 14 h (heure locale) pour « propagation de fausses nouvelles et cybercriminalité ».

Elle a arrêtée et déférée vers 21 heures (heure locale) devant le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire de Douala, pour avoir relayé les informations d’une agence sur des affrontements des forces séparatistes et loyalistes, notamment sur l’auteur de la mort d’un missionnaire américain dans la région Nord-Ouest.

Elle a été envoyée en prison le même jour à 23 heures locales. A la suite de l’indignation du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) et du tollé général, elle a été libérée le samedi 10 novembre 2018.

« Nous appelons le Gouvernement à retirer toutes les plaintes contre Mimi Mefo et à mettre fin aux convocations contre elles », a dit Abdulwaheed Odusile, Président de la FAJ.

La FAJ soutient le SNJC pour maintenir la synergie d'actions ayant permis cette libération. La mobilisation engagée par le SNJC a permis ce lundi 12 novembre 2018, d’obtenir l'arrêt complet et total des poursuites judiciaires contre Mimi Mefo.

A la suite de la dernière élection présidentielle du 07 octobre 2018, le Cameroun a été marqué par l’interpellation des journalistes et défenseurs des droits humains. Notamment, le journaliste et défenseur des droits humains Michel Biem Tong a été convoqué et arrêté le 23 octobre par la gendarmerie de Yaoundé la capitale et est détenu jusqu’à présent pour « incitation au terrorisme ». Le journaliste et syndicaliste Joseph Olinda Ndoa du journal Le Messager a été arrêté le 03 novembre à Bafoussam et est détenu pour « rébellion simple  ».

La FAJ se joint au SNJC son affilié pour appeler le Président Paul Biya et son gouvernement à permettre aux journalistes de travailler librement dans le pays tel qu’indiqué par la Déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique de l’Union Africaine.

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Pour plus d’information, contacter le Secrétariat de la FAJ : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La FAJ représente plus de 50.000 journalistes dans  40 pays en Afrique